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[BREVE] Terra Nova alerte sur les nouveaux risques en santé, notamment au travail.

Le think tank a publié une note sur les besoins à venir en matière de santé. Parmi les quatre grands risques identifiés : les mutations du travail. « L’idée selon laquelle une économie largement tertiarisée serait nécessairement plus douce et verrait les maladies professionnelles reculer a fait son temps », affirme la note de Terra Nova. « Si les accidents du travail ont en effet reculé, ce n’est pas le cas des maladies professionnelles. Le monde du travail « post-industriel » ne voit pas s’adoucir les conditions de travail. » Le think tank souligne que « les efforts physiques et contraintes posturales se sont dans l’ensemble accrues depuis trente ans », que « le travail n’est pas non plus perçu comme moins répétitif qu’autrefois », que « l’appréhension à l’égard du risque d’erreur et de ses conséquences y est plus grande » et que « l’exigence d’attention et de vigilance n’a cessé de croître ». Terra Nova se montre par ailleurs critique envers les technologies qui « auront sur la sécurité et la santé des actifs des effets qu’il est très difficile d’anticiper aujourd’hui ». « Certains seront naturellement positifs, voire très positifs. » Mais d’autres« risquent d’accroître les cadences et de contribuer à l’intensification du travail ». « Elles rendront toujours plus visibles les limites et les erreurs humaines, entrainant une responsabilisation accrue du salarié au travail. Le rythme très soutenu de développement de ces nouvelles technologies aura en outre un effet de stress sur une main-d’œuvre contrainte de s’adapter très rapidement aux transformations des métiers, exigeant des politiques d’accompagnement et de formation très agiles et très réactives. » Enfin, la note souligne « l’épidémie de TMS », qui est « le reflet de conditions de travail qui conjuguent une pression biomécanique (gestes répétitifs, positions pénibles et prolongées, maniement de charges…), des facteurs psychosociaux de stress (charge de travail excessive, pression temporelle, manque d’autocontrôle sur le travail, incertitude sur l’avenir professionnel…) et l’immaturité de nombreuses organisations du travail (manque de pauses ou d’alternances, etc.) ».

La synthèse : ici